Dix ans auparavant, deux “champs de force” apparaissent mystérieusement: l’un à Tokyo (appelé Hell’s Gate) et l’autre à son opposé (ou presque) qui tombe en Amérique du Sud (Heaven’s Gate). Peu de temps après, apparaissent aussi des humains avec des super pouvoirs: les contractors. On les reconnaît et identifie avec ces fausses étoiles qui ont remplacées les anciennes dans le ciel: chacune correspond à un contractor et scintille lorsque qu’il utilise son pouvoir.
En contrepartie de ce pouvoir, le contractor doit effectuer un paiement après son utilisation. Cette rémunération, indispensable pour ne pas mourir, peut avoir plusieurs formes bien différentes : boire des bières, manger des cigarettes (oui oui, manger, pas fumer), dormir ou bien même vieillir. En plus de ça, il perd également une partie de ses émotions. Ainsi, il peut tuer de sang froid avec un détachement total. Cette “capacité” fait des contractors de parfait assassins et espions.
Hei est le plus dangereux de tous et est également connu sous le nom de BK-201 ou encore “Black Reaper”. Son pouvoir est de créer de l’électricité et de la décharger dans tout ce qui est conducteur (pas d’éclair donc). Il travaille pour le Syndicat et fait équipe avec Mao (un autre contractor), Yin (une “Doll”) et Huang (un vrai humain).
Voilà pour la longue introduction de Darker Than BLACK, mon deuxième coup de cœur des anime du printemps dernier. Si il n’y avait pas eu Seirei no Moribito, dtb (le petit nom de Darker Than BLACK) aurait certainement eu la palme du plus bel anime. Pas de superbes paysages ici mais un chara-design très réussi et une animation parfaite, ce qui est un bien plus bel exploit que pour SnM vu que les scènes d’action font légion.
L’histoire est assez longue à se mettre en route: il faut attendre l’épisode 10 ou 12 pour sentir qu’on met enfin le doigt sur l’intrigue principale. Tous les épisodes, à part les trois derniers, se regardent deux par deux et sont comme des mini histoires qui n’ont pas forcément de liens entre eux. Les dix premiers servent à introduire les nombreux personnages qui ont tous droit à leur petite histoire. Donc même si il n’y a pas réellement de scénario au début, on en apprend sur ce nouveau monde un peu plus au fur et à mesure et on s’attache à tous ces acteurs, de la femme flic Misaki à l’espion du MI6 November 11. J’ai bien aimé cette façon de raconter, et les mini histoires sont vraiment bonnes. Ça permet également de découvrir quelques pouvoirs totalement différents et très originaux. Prendre possession du corps d’un animal est certainement déjà vu, mais pouvoir faire exploser son propre sang pour faire des gros trous là où on le projette est assez étonnant.
Mais tout est loin d’être parfait. Ce que je reproche le plus à dtb, c’est de rester trop flou, de donner trop peu d’explications. J’aime pas qu’on prenne les euh ’spectateurs’ pour des cons (comme Claymore qui répète 50 fois mi-femme mi-démon pour être sûr qu’on a bien compris), mais ici, c’est totalement l’inverse. Comment un humain devient-il un contractor ou une doll? Qu’est réellement devenu l’Heaven’s Gate? Elle a été détruite ou elle a disparue? Ou elle est tout simplement inaccessible? Il y’a d’autres questions de ce genre mais faut pas que j’en dise trop non plus. La fin est un peu de ce style et trop brutale à mon goût. Le 26e épisode manque cruellement ici, et j’aurais aimé un épilogue comme pour Seirei no Moribito.
Tout ça ne gâche absolument pas le plaisir que j’ai pu avoir en regardant dtb. Je ne suis habituellement pas un fan des super pouvoirs, mais j’avoue que là, avec ce mélange de science fiction, j’ai vraiment adoré.
Yin approves.
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>> pouvoir faire exploser son propre sang pour faire des gros trous là où on le projette est assez étonnant.
Et pourtant déjà vu dans “Speed Grapher” anime du studio Gonzo, dans le quel le boss de fin s’ouvre facilement les veines, solidifie ses gouttes de sang et s’en sert comme projectiles meurtriers.
ouais bon, c’est arrivé une fois.
et arrête un peu de me reprendre en fait! ;|
Ha, la critique !
Ma vie, mon oeuvre, ma raison de vivre !